• EQUILIBRE FUYANT

     

    BARRES DE SEPARATION 

     

     

     

    J’avance lentement


    Sous un soleil écrasant
    Mes pieds, plus lourds à chaque pas,
    S’enfoncent inlassablement
    Dans le sable liquide.

    Et je ne vois que des champs couverts de neige
    Que des dimanches matins heureux
    Dans mes montagnes fraiches et splendides.

    La vielle dame m’avait dit un jour
    Que le bonheur est dans le mouvement
    Dans la fluidité entre deux étapes, deux états
    Et nulle part ailleurs.

    Devant moi, toujours, mon enfance
    L’air chargé de sel, porté par le vent
    Ces milliers d’étincelles dans l’eau
    Ces milliers de pensées insaisissables
    Et le son des galets brassés par les vagues
    Qui me bercera jusqu’à l’infini.


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